La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

Si l’on obligeait les conducteurs de chantier à ne plus jeter, cela ferait-il passer les rebuts du statut de déchet à éliminer, au statut de ressource à protéger ? C’est toute une économie de la production et de la transformation qui trouverait là d’autres fondements : le savoir ménager.

L’impératif écologique de réduction d’émissions carbone, le coût économique de la raréfaction des matériaux, la nécessité de densifier plutôt que d’étaler, nous demandent aujourd’hui un changement radical de nos conceptions, de nos formations et de nos pratiques de « faiseurs de ville » et d’espaces. L'artisanat déjà en pleine revalorisation est un écosystème très riche à relier avec une partie des métiers de la construction. Nouvelles techniques et matériaux revisités (préfabriqué, bois, terre, paille, etc.) ajustement et allègement des réglementations (réemploi, décennale, etc.), c’est l’écologie même de la filière que la plasticité œconomique nous permet de corriger. 

La plasticité œconomique est un moyen à visée écologique pour repenser la matière de nos lieux de vie et l’économie de leur production. De l’objet au mobilier, de la pièce au bâti, de l’immeuble aux espaces publics, c’est autant une question de valeur des choses et des gestes à revisiter, des ressources et de leur employabilité à ré-envisager, que des systèmes d’organisation et d’exécution à réagencer. La plasticité œconomique permet de relier, dans un cercle qui se veut vertueux : la juste ressource nécessaire et ses méthodes d’extraction, le Faber, l’usage et la mesure d’employabilité de nos lieux et milieux de vie. C’est un autre référentiel de valeur, déjà là, qu’il suffit d’éclairer autrement pour le rendre évident. 

Occupation temporaire, urbanisme intercalaire et architecture du réemploi se développent ainsi depuis plusieurs années, associant à la réflexion technique sur la dimension matérielle de l’occuper et de l’habiter une réflexion sensible et citoyenne sur la dimension politique et humaine du construire, de l’occuper et du consommer. On s’interroge aujourd’hui autant sur les modalités de l’acte de construire que sur la pertinence d’un bâti à usage unique et à date d’expiration.

L’impératif écologique de réduction d’émissions carbone, le coût économique de la raréfaction des matériaux, la nécessité de densifier plutôt que d’étaler, nous demande aujourd’hui un changement radical de nos conceptions, de nos formations et de nos pratiques de « faiseurs de ville » et d’espaces. L'artisanat déjà en pleine revalorisation est un écosystème très riche à relier avec une partie des métiers de la construction. Nouvelles techniques et matériaux revisités (préfabriqué, bois, terre paille, etc.) ajustement et allègement des réglementations (réemploi, décennale, etc.), c’est l’écologie même de la filière que la plasticité œconomique nous permet de corriger. 

La plasticité œconomique est un moyen à visée écologique pour repenser la matière de nos lieux de vie et l’économie de leur production. De l’objet au mobilier, de la pièce au bâti, de l’immeuble aux espaces publics, c’est autant une question de valeur des choses et des gestes à revisiter, des ressources et de leur employabilité à ré-envisager, que des systèmes d’organisation et d’exécution à réagencer. La plasticité œconomique permet de relier, dans un cercle qui se veut vertueux : la juste ressource nécessaire et ses méthodes d’extraction, le Faber, l’usage et la mesure d’employabilité de nos lieux et milieux de vie. C’est un autre référentiel de valeur, déjà là, qu’il suffit d’éclairer autrement pour le rendre évident. 

Occupation temporaire, urbanisme intercalaire et architecture du réemploi se développent ainsi depuis plusieurs années, associant à la réflexion technique sur la dimension matérielle de l’occuper et de l’habiter une réflexion sensible et citoyenne sur la dimension politique et humaine du construire, de l’occuper et du consommer. On s’interroge aujourd’hui autant sur les modalités de l’acte de construire que sur la pertinence d’un bâti à usage unique et à date d’expiration.

Friches urbaines, terrains vagues, vacances immobilières, etc., ne sont plus perçus comme des espaces improductifs ou perdus de la ville mais comme des opportunités, des micro-territoires en devenir, espaces de création, d’exploration, de préfiguration, de réinvention, de devenir.

Comment penser infrastructures et bâti urbains comme continuité et comme transmission plutôt que comme renouveau en rupture permanente ? Quelle place laisser à l’héritage et à la mémoire dans l’acte de préfiguration ? Comment, enfin, transformer la ville d’aujourd’hui en ville de demain ? 

— En anticipant la conversion douce de l’existant et des prochaines friches à venir (stationnements, zones artisanales d’entrées d’agglomérations, immeubles, souterrains, toitures, etc.); 
— En révisant la hiérarchie des métiers et des statuts entre décision et exécution ;  
— En réévaluant le nombre, l’ordre et la pertinence des maillons de la chaîne de décision et de production pour la rendre plus cohérente. 

Il s’agit là aussi d’une forme de gouvernance opérationnelle, une gouvernance d’atelier et de chantier. C’est ça aussi l’œconomie : le savoir ménager.

La plasticité œconomique comme levier de transformation vers un modèle écologique et économique viable et enviable.

Synthèse des enjeux de la plasticité œconomique et du rôle des designers

© Capucine Lebrun