La plasticité œconomique comme levier de transformation vers un modèle écologique et économique viable et enviable.
La plasticité œconomique
La plasticité œconomique comme levier de transformation vers un modèle écologique et économique viable et enviable.
Si l’on obligeait les conducteurs de chantier à ne plus jeter, cela ferait-il passer les rebuts du statut de déchet à éliminer, au statut de ressource à protéger ? C’est toute une économie de la production et de la transformation qui trouverait là d’autres fondements : le savoir ménager.
Friches urbaines, terrains vagues, vacances immobilières, etc., ne sont plus perçus comme des espaces improductifs ou perdus de la ville mais comme des opportunités, des micro-territoires en devenir, espaces de création, d’exploration, de préfiguration, de réinvention, de devenir.
Comment penser infrastructures et bâti urbain comme continuité et comme transmission plutôt que comme renouveau en rupture permanente ? Quelle place laisser à l’héritage et à la mémoire dans l’acte de préfiguration ? Comment, enfin, transformer la ville d’aujourd’hui en ville de demain ?
— En anticipant la conversion douce de l’existant et des prochaines friches à venir (stationnements, zones artisanales d’entrées d’agglomérations, immeubles, souterrains, toitures, etc.);
— En révisant la hiérarchie des métiers et des statuts entre décision et exécution ;
— En réévaluant le nombre, l’ordre et la pertinence des maillons de la chaîne de décision et de production pour la rendre plus cohérente.
Il s’agit là aussi d’une forme de gouvernance opérationnelle, une gouvernance d’atelier et de chantier. C’est ça aussi l’œconomie : le savoir ménager.















