La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

La plasticité œconomique comme levier de transformation vers un modèle écologique et économique viable et enviable.

Projet

Atelier CRAFT

Un processus plastique

Projet

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Projet

M.E.G.A.

Maîtriser et valoriser les chantiers du Grand Paris

Projet

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Casse Dalle

D'une dalle minérale au jardin minimal

Projet

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BIP Auber Micro Fest

La plasticité comme pédagogie

Projet

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Bray - I.S.A.

Façades minérales, des milieux vivants

Projet

Bray - I.S.A.

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Pavillon Circulaire

Pionnier du réemploi engagé

Projet

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La vie low-tech en 2040

Le low-tech est-il le seul chemin possible ?

Projet

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Le réemploi, itinéraire circulaire d’une idée

La beauté de la matière épuisée

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Mâchefers

La matière déchet comme création durable

Projet

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Projet

Vestiges

Archéologie du ski

Projet

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Anabièvre

Restaurer les milieux rivières pour la résilience

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Article

Le « potentiel de réemploi » comme référentiel de valeur

Pour une œconomie du geste

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Font Scellier

Observer le vivant d'un point de vue riche et humain

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Hors-murs

Vieux objets : une opportunité de transmission mémorielle ?

Projet

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Craft Hack

Le savoir faire comme ressource

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La densification urbaine

Rendre le collectif désirable

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K-Zéro

Décarboner la scénographie

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La plasticité œconomique

pour réapprendre à ménager les milieux de vie

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La plasticité œconomique comme levier de transformation vers un modèle écologique et économique viable et enviable.

Si l’on obligeait les conducteurs de chantier à ne plus jeter, cela ferait-il passer les rebuts du statut de déchet à éliminer, au statut de ressource à protéger ? C’est toute une économie de la production et de la transformation qui trouverait là d’autres fondements : le savoir ménager.

L’impératif écologique de réduction d’émissions carbone, le coût économique de la raréfaction des matériaux, la nécessité de densifier plutôt que d’étaler, nous demande aujourd’hui un changement radical de nos conceptions, de nos formations et de nos pratiques de « faiseurs de ville » et d’espaces. L'artisanat déjà en pleine revalorisation est un écosystème très riche à relier avec une partie des métiers de la construction. Nouvelles techniques et matériaux revisités (préfabriqué, bois, terre paille, etc.) ajustement et allègement des réglementations (réemploi, décennale, etc.), c’est l’écologie même de la filière que la plasticité œconomique nous permet de corriger. 

La plasticité œconomique est un moyen à visée écologique pour repenser la matière de nos lieux de vie et l’économie de leur production. De l’objet au mobilier, de la pièce au bâti, de l’immeuble aux espaces publics, c’est autant une question de valeur des choses et des gestes à revisiter, des ressources et de leur employabilité à ré-envisager, que des systèmes d’organisation et d’exécution à réagencer. La plasticité œconomique permet de relier, dans un cercle qui se veut vertueux : la juste ressource nécessaire et ses méthodes d’extraction, le Faber, l’usage et la mesure d’employabilité de nos lieux et milieux de vie. C’est un autre référentiel de valeur, déjà là, qu’il suffit d’éclairer autrement pour le rendre évident. 

Occupation temporaire, urbanisme intercalaire et architecture du réemploi se développent ainsi depuis plusieurs années, associant à la réflexion technique sur la dimension matérielle de l’occuper et de l’habiter une réflexion sensible et citoyenne sur la dimension politique et humaine du construire, de l’occuper et du consommer. On s’interroge aujourd’hui autant sur les modalités de l’acte de construire que sur la pertinence d’un bâti à usage unique et à date d’expiration.

L’impératif écologique de réduction d’émissions carbone, le coût économique de la raréfaction des matériaux, la nécessité de densifier plutôt que d’étaler, nous demande aujourd’hui un changement radical de nos conceptions, de nos formations et de nos pratiques de « faiseurs de ville » et d’espaces. L'artisanat déjà en pleine revalorisation est un écosystème très riche à relier avec une partie des métiers de la construction. Nouvelles techniques et matériaux revisités (préfabriqué, bois, terre paille, etc.) ajustement et allègement des réglementations (réemploi, décennale, etc.), c’est l’écologie même de la filière que la plasticité œconomique nous permet de corriger. 

La plasticité œconomique est un moyen à visée écologique pour repenser la matière de nos lieux de vie et l’économie de leur production. De l’objet au mobilier, de la pièce au bâti, de l’immeuble aux espaces publics, c’est autant une question de valeur des choses et des gestes à revisiter, des ressources et de leur employabilité à ré-envisager, que des systèmes d’organisation et d’exécution à réagencer. La plasticité œconomique permet de relier, dans un cercle qui se veut vertueux : la juste ressource nécessaire et ses méthodes d’extraction, le Faber, l’usage et la mesure d’employabilité de nos lieux et milieux de vie. C’est un autre référentiel de valeur, déjà là, qu’il suffit d’éclairer autrement pour le rendre évident. 

Occupation temporaire, urbanisme intercalaire et architecture du réemploi se développent ainsi depuis plusieurs années, associant à la réflexion technique sur la dimension matérielle de l’occuper et de l’habiter une réflexion sensible et citoyenne sur la dimension politique et humaine du construire, de l’occuper et du consommer. On s’interroge aujourd’hui autant sur les modalités de l’acte de construire que sur la pertinence d’un bâti à usage unique et à date d’expiration.

Friches urbaines, terrains vagues, vacances immobilières, etc., ne sont plus perçus comme des espaces improductifs ou perdus de la ville mais comme des opportunités, des micro-territoires en devenir, espaces de création, d’exploration, de préfiguration, de réinvention, de devenir.

Comment penser infrastructures et bâti urbain comme continuité et comme transmission plutôt que comme renouveau en rupture permanente ? Quelle place laisser à l’héritage et à la mémoire dans l’acte de préfiguration ? Comment, enfin, transformer la ville d’aujourd’hui en ville de demain ? 

— En anticipant la conversion douce de l’existant et des prochaines friches à venir (stationnements, zones artisanales d’entrées d’agglomérations, immeubles, souterrains, toitures, etc.); 
— En révisant la hiérarchie des métiers et des statuts entre décision et exécution ;  
— En réévaluant le nombre, l’ordre et la pertinence des maillons de la chaîne de décision et de production pour la rendre plus cohérente. 

Il s’agit là aussi d’une forme de gouvernance opérationnelle, une gouvernance d’atelier et de chantier. C’est ça aussi l’œconomie : le savoir ménager.