La plasticité organisationnelle est une qualité nécessaire pour optimiser la capacité d’hospitalité de nos institutions publiques et privées envers tous les habitants.
La plasticité organisationnelle
La plasticité organisationnelle est une qualité nécessaire pour optimiser la capacité d’hospitalité de nos institutions publiques et privées envers tous les habitants.
La Cité peut-elle redevenir une terre accueillante ? Nous n’avons d’autres choix que le commun. Et nous n’avons d’autres voies que l’accueil inconditionnel.
L’hospitalité est un fondement anthropologique.
Pour que la solidarité et l’hospitalité ne soient pas considérés comme des actes de désobéissance civile mais des valeurs partagées par – et pour – toutes et tous, ce sont leurs fondements (éthique de l'hospitalité) et leurs conditions de réalisation (modalités de gouvernance) qui sont à repenser et à inventer.
Parce que nous sommes crispés entre risque sanitaire, menace sécuritaire, crises économique et politique et retranchement identitaire, qui diffusent et alimentent la peur de l’autre, cet autre est trop souvent envisagé comme un ennemi. Mais qui est l’autre aujourd’hui quand nos sociétés sont le monde ? Parce que les frontières ne sont plus des lieux de passage et parce que nos environnements bâtis et non bâtis sont en partie devenus hostiles à la réalisation de nos manières d’être ensemble et d’habiter, l’hospitalité devient la seule option envisageable et enviable pour penser les lieux de vie.
La plasticité organisationnelle se situe justement dans les conditions de réalisation formelles et symboliques de l’hospitalité, via des modes de gouvernances participatives et horizontales. Elle vise à mettre de l’huile dans les rouages. C’est ce qui émane déjà de la société civile, qui sait accueillir et pratiquer l’hospitalité. Même dans les conditions institutionnelles, législatives et matérielles les plus contraignantes, elle n’a d’autre choix que de faire preuve d’inventivité. Quelle inspiration !










