Projet
Catalyse
Comment transformer un lieu protégé sans le figer dans le passé ?
Un lieu patrimonial n’est jamais figé : il accumule des couches d’usages, de récits et d’abandons. Le Jardin du Piqueur porte en lui cette mémoire stratifiée — ferme, jardin, espace oublié, puis lieu pédagogique. Ici, la plasticité n’est pas un geste spectaculaire, mais une capacité à accueillir de nouveaux rôles sans effacer les précédents, à transformer la contrainte patrimoniale en support d’expérimentation sociale et écologique.
Le projet agit comme un révélateur : en reprogrammant les espaces, en rendant visibles les activités liées au vivant, à l’insertion et à la transmission, le lieu se reconfigure continuellement par ses usages. La forme n’est plus une fin mais une conséquence. Le Jardin devient un écosystème plastique, où l’architecture, les pratiques et les publics co-évoluent.
Emmaüs étant une structure d'insertion à petit budget, les étudiants ont proposé un système de co-création en ateliers, à partir des ressources locales, pour créer de nouvelles scénographies. De la signalétique à la micro-architecture, toutes les manières de construire sont référencées sous forme de fiches. L'objectif est simple : faire en considérant ce que l'on a - en revalorisant les savoir-faires.


















