De la plasticité aux plasticités
Les recherches sur la plasticité des lieux de vie ont débouché sur quatre types de plasticité.
Plus que des catégories, se sont des vecteurs dotés d’une intentionnalité et reliés entre eux.
Ce sont des plasticités opérantes.
La plasticité relationnelle
L’habitant.e constitue le point d’ancrage de toute réflexion. S’interroger sur ce qui relie encore les individus, sur ce qui rend possible le faire collectif et la fabrique du commun, nous conduit à explorer les conditions d’émergence et de partage des espaces communs.
La plasticité organisationnelle
Questionner les dynamiques du faire commun revient à analyser les instances qui le favorisent ou, au contraire, l’entravent. Cela nous amène à porter une attention particulière aux institutions qui accueillent, autant qu’aux cadres politiques qui gouvernent. Faire advenir des lieux de vie véritablement hospitaliers suppose d’inventer et d’expérimenter de nouvelles formes de gouvernance.
La plasticité œconomique
La capacité à créer du lien et à organiser l’accueil s’incarne dans la matérialité même de nos espaces et des objets qui les composent. Cette approche engage une réflexion sur l’existant, sur la finitude des ressources et sur les enjeux écologiques et économiques qui en découlent. Le recours à l’emploi et au réemploi invite à repenser les cycles, à reconfigurer les usages et à prendre soin des milieux habités.
La plasticité technique
Le numérique, mobilisé avec justesse et sobriété, nous aide à soutenir une approche à la fois sensible et systémique des territoires. C’est une opportunité pour prolonger la conception et l’organisation de nos lieux de vie. Ses possibles développements nous plongent au cœur de la matrice organique et technologique de la ville. À nous de définir ses conditions d’appropriation et d’usage qui doivent demeurer au service des habitants et de l’habitabilité des milieux.
Synthèse de la relation entre les plasticités et les rôles des designers
© Capucine Lebrun
