La plasticité relationnelle révèle le dessein de nos espaces communs, lieux du faire-société entre les habitants d’un territoire.
La plasticité relationnelle
La plasticité relationnelle révèle le dessein de nos espaces communs, lieux du faire-société entre les habitants d’un territoire.
Que reste-t-il de commun et de partageable dans une société urbaine où privatisation et marchandisation réduisent nos espaces de rencontres et entravent la fluidité de nos liens ? Comment faire des espaces communs des espaces capables d’accueillir la relation ?
La plasticité relationnelle a une vocation spatiale, qu’elle soit sensible, architecturale ou urbaine, car nos manières de faire société s’exercent et se performent là où se croise l’autre. Sans espaces communs de rencontres possibles, prévues ou imprévues, où l’on partage parfois ensemble mais où l’on s’évite aussi, sans espace où l’on peut se retrancher aussi tel un abri, pas de communauté, pas de société. Que l’on choisisse ou que l’on subisse les autres dans les espaces communs n’empêche pas de faire société. C’est justement là que se construit l’éventail des relations.
Les espaces communs sont tous ces sas autant physique, temporel que symbolique qui lient les dimensions du privé, allant du Moi intime, aux espaces du public où je m'expose en tant que sujet-social. Là où se jouent les rôles sociaux et où se rencontrent d’autres Moi, proches, distants, distincts, semblables ou différents ; tous ces espaces communs et ces temporalités sont de potentiels lieux de vie et de proxémies où se mesure l’étrangeté de l’autre. Les espaces communs sont autant de situations de socialisation où se construisent et s’ajustent nos identités sociales.
La plasticité relationnelle est inconditionnelle aux espaces communs. Ils sont conjointement le liant entre l’urbs (espaces communs construits) et le civitas (espace social de l’expression politique). On appréhende ici les espaces collectifs à partager, ceux où l’on se croise, où l’on se (re)pose parfois.








