Projet
La vie low-tech en 2040
La vie low-tech est-elle le seul chemin possible ?
Le podcast et l’article La vie low-tech en 2040, publiés par L’Institut Paris-Region, proposent un exercice de prospective qui imagine nos modes de vie à l’horizon 2040 dans un contexte de fortes contraintes écologiques, énergétiques et sociales.
Loin d’un scénario de rupture brutale ou de retour en arrière, ce récit explore une transformation progressive de notre rapport à la technologie, fondée sur la sobriété, la résilience et la réappropriation collective des outils.
La démarche low-tech y est présentée non comme une opposition à la high-tech, mais comme une remise en question du niveau de technicité réellement nécessaire à nos usages quotidiens. Dans ce futur projeté, les technologies sont choisies pour leur utilité sociale, leur durabilité et leur réparabilité. Les objets sont conçus pour durer, être entretenus localement et compris par leurs usagers. La complexité technique n’est plus une valeur en soi, mais un choix raisonné, réservé à des domaines où elle apporte un bénéfice réel, comme la santé ou la gestion de réseaux essentiels.
Le récit met en avant une transformation profonde des modes de production et de consommation. Les chaînes globalisées laissent place à des systèmes plus locaux, fondés sur des ressources disponibles, des savoir-faire partagés et des circuits courts. La réparation, la mutualisation et l’adaptation deviennent des pratiques centrales, soutenues par des réseaux d’ateliers, de formations et de coopérations territoriales. Cette évolution s’accompagne d’un changement culturel : la technique n’est plus perçue comme un service opaque, mais comme un champ de compétences accessibles et transmissibles.
À l’échelle des territoires, la low-tech est envisagée comme un levier de résilience. Les collectivités jouent un rôle structurant dans l’identification des vulnérabilités, l’organisation de réponses locales et l’accompagnement des habitants. L’éducation évolue également, intégrant davantage de pratiques expérimentales et de culture scientifique partagée, afin de renforcer l’autonomie et la capacité d’adaptation face aux crises à venir.
En filigrane, La vie low-tech en 2040 esquisse une société où le progrès n’est plus mesuré par l’accumulation technologique ou la croissance matérielle, mais par la qualité des relations, la robustesse des systèmes et la capacité collective à faire avec moins, mais mieux. Ce scénario ne prétend pas prédire l’avenir, mais ouvrir un champ de possibles, en proposant une vision désirable et crédible d’un monde où la technique retrouve une juste place au service du vivant et du commun.



